Stage à l’Opéra National de Bordeaux
Rencontre avec Kévin, qui effectue son stage dans le très prestigieux Opéra National de Bordeaux.
- Pourquoi as-tu choisi de faire ton stage à l'Opéra ?
Au départ, je voulais faire mon stage dans un musée mais, les réponses tardant à arriver, je me suis interrogé sur les autres structures pouvant me correspondre : j'ai pensé au Grand-Théâtre. J'ai donc fait une demande en novembre à Giulio Achilli, directeur technique, (mon maître de stage) en sachant seulement qu'il fallait avoir un esprit créatif.
Honnêtement je ne connaissais rien ni à l'opéra ni au ballet, si ce n'est quelques œuvres populaires et celles citées dans le cours de Laurent Croizier – intervenant à l'ICART et directeur adjoint du développement et de la communication à l'Opéra National de Bordeaux. Cependant, c'est un univers qui me fascine et qui m'intrigue car, il renvoie à une certaine grâce et beauté artistique que j'apprécie.
L'opéra n'est pas un choix par dépit mais, plutôt un choix du cœur sur la raison, puisqu'il modifie mon projet professionnel de départ.
- Dans quel service es-tu et quelles sont tes missions ?
J'œuvre à la direction technique, c'est ici que transitent tous les projets : opéras, ballets, récitals etc. Je suis donc entouré des personnes qui gèrent le bon déroulement des préparatifs, du service couture, aux ateliers de décors, à la logistique… Mon maître de stage Giulio Achilli dessine aussi certains décors et scénographies, j'ai ainsi pu travailler sur celle de Pneuma de Carolyn Carlson.
J'ai différentes missions au sein du Grand-Théâtre comme réorganiser une exposition de costumes, monter une décoration-exposition à la boutique, m'occuper de la vitrine de l'office du tourisme, scénariser un film sur Victor Louis, mais ma mission principale reste la création et le montage de l'exposition estivale. Elle consiste à mettre en avant de manière esthétique les métiers de l'opéra tout en suivant un thème qui cette année encore devrait s'inspirer de l'oeuvre de Lewis Carroll, mais je préfère garder l'intitulé exact secret.
- Que préfères-tu dans ton stage ?
Ce qui est vraiment excitant dans mon stage, c'est d'être quasiment autonome sur tous les projets que l'on me confie et donc d'être un rouage du Grand-Théâtre.
Et, grâce à la diversité de missions que j'assure, je suis amené à travailler avec une multitude de services différents, de la communication aux ateliers de couture, ce qui me permet de rencontrer des personnes passionnantes et de découvrir toutes les petites mains sans qui le Grand-Théâtre ne serait rien.
Enfin, le cadre de travail est splendide, il est art et respire art, ce qui est une motivation supplémentaire.
Voir d'autres actualités
Les compétences médias, nouvel indispensable des métiers de la culture
À l'heure où les publics découvrent expositions, festivals ou artistes à travers les réseaux sociaux, les podcasts ou la vidéo, les compétences médias sont devenues incontournables. Conscients de cette évolution, les étudiants de l’école de médiation culturelle ICART Lille se sont glissés dans la peau de journalistes culturels pour concevoir leur propre émission audiovisuelle et explorer les nouvelles façons de raconter la culture.
lire la suiteLes métiers de la culture sont-ils précaires ou porteurs d'avenir ?
La question revient à chaque rentrée, dans les salons d'orientation comme dans les discussions familiales : les métiers de la culture ont-ils un avenir ? Le secteur est-il condamné à la précarité ou constitue-t-il, au contraire, un bassin d'emploi dynamique et en transformation ? Les chiffres du Ministère de la Culture, les tendances de fond du secteur et les besoins émergents liés à l'IA, à la transition écologique et aux politiques d'accessibilité dessinent une réalité bien différente des clichés. Ce guide propose une analyse factuelle de l'état du marché de l'emploi culturel en France et des raisons structurelles qui en font un secteur porteur.
lire la suitePourquoi suivre une formation spécialisée pour travailler dans la culture ?
On peut aimer la culture sans avoir besoin d'une formation spécialisée pour en parler. Mais pour en faire son métier : piloter un festival, gérer une galerie, produire un spectacle, développer les publics d'un musée, lancer un artiste, c'est une autre affaire. Le secteur culturel possède ses propres codes, ses modèles économiques, son cadre juridique, ses réseaux et ses exigences opérationnelles. Une formation généraliste en commerce, en communication ou en sciences humaines ne couvre pas ces spécificités. Découvrez pourquoi une formation spécialisée en management culturel constitue la voie la plus directe et la plus efficace pour réussir dans les métiers de la culture.
lire la suite