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De Cannes à Biarritz : l'expérience de Léna dans deux festivals de cinéma

Chaque année, les étudiants de l’école de médiation culturelle ICART ont la chance de plonger au cœur de festivals de cinéma prestigieux. Léna, étudiante en 3e année à l’ICART Bordeaux, partage son expérience unique au Festival de Cannes et au Biarritz Film Festival – NOUVELLES VAGUES !


"À Biarritz, les cérémonies d’ouverture et de clôture (ainsi que la soirée de clôture) resteront gravées dans ma mémoire c’est sûr ! J’ai ressenti une multitude d’émotions ces deux soirs, je remercie la magie du cinéma."
Léna, étudiante en 3e année de l’école de médiation culturelle ICART

Comment est née votre passion pour le cinéma ?

Plus jeune, j’adorais l’univers de Michel Ocelot mais je crois que ma passion pour le cinéma est surtout née lorsque j’ai vu La La Land, à 13 ans. Je me suis donc mis en tête d’évoluer dans ce secteur. Alors, j’ai commencé à me faire une petite culture puis j’ai intégré la spécialité cinéma-audiovisuel au lycée. À cette époque j’ai surtout été marquée par le cinéma de Wim Wenders (Paris, Texas), Wes Anderson (Fantastic Mr Fox) et Agnès Varda (L’une chante l’autre pas, Black Panthers). Plus récemment j’ai découvert le travail d’Alice Rohrwacher (Les merveilles, La Chimera) et de Monia Chokri (La femme de mon frère, Babysitter), qui font parties de mes réalisatrices préférées (et j’ajoute à la liste Luca Guadagnino !).

Que représentent pour vous les Festival de Cannes et Nouvelles Vagues à Biarritz ?

Le Festival de Cannes c’est évidemment un rêve d’enfant. Vivre cette 78e édition a été une expérience magique qui représente pour moi à la fois un aboutissement de toutes ces années à en rêver et à la fois le début de mes expériences dans l’industrie du cinéma (car je compte bien y retourner !). Je trouve que c’est un événement merveilleux car il donne la voix aux artistes déjà implantés dans l’industrie mais aussi à un cinéma émergeant.

Le festival Nouvelles Vagues représente aussi pour moi quelque chose d’important dans mon début de parcours dans l’industrie. C’est un festival bien plus intimiste que Cannes durant lequel j’ai pu être en contact avec les personnes de l’organisation et les équipes de films. Surtout, c’est un festival qui célèbre la jeunesse en mettant en lumière ses différents récits et en lui donnant la parole. Étant directement concernée, je ne peux pas rêver mieux comme ligne éditoriale.

À quoi ressemble une journée type sur la Croisette grâce à votre accréditation ?

Je me levais assez tôt pour être aux projections de 9h, soit au théâtre Lumière pour les films en compétition, soit au théâtre Croisette pour les films de la Quinzaine. Généralement j’enchaînais avec une séance de la sélection Un certain regard en salle Debussy. Ensuite, c’est surtout faire des allers-retours entre les différents lieux du festival tout en restant connecté à la billetterie. J’ai aussi pu m’accorder des petites siestes sur la plage pour être en forme pour les projections du soir.

Quelles étaient vos missions sur le Festival Nouvelles Vagues en tant que bénévole ?

J’ai intégré l’équipe protocole pour accompagner les équipes de films (compétition, avant-premières, courts-métrages). Il s’agissait donc de les accueillir à leur hôtel et de les accompagner sur les différents lieux du festival pour des projections, pour la presse ou encore pour le tapis rouge. J’étais également en salle lors de la cérémonie d’ouverture pour installer les invités.
 

Parmi ces moments, lequel restera gravé dans votre mémoire ?

Au Festival de Cannes je pense à la première du film Urchin d’Harris Dickinson. Il y avait une énergie assez incroyable, beaucoup de ses amis étaient là pour le soutenir et à la fin j’ai pu glisser quelques mots à Harris et ses acteurs. Le film était génial et il a d’ailleurs gagné le grand prix au festival Nouvelles Vagues !

À Biarritz, les cérémonies d’ouverture et de clôture (ainsi que la soirée de clôture) resteront gravées dans ma mémoire c’est sûr ! J’ai ressenti une multitude d’émotions ces deux soirs, je remercie la magie du cinéma.
 

Quel film présenté lors des festivals vous a le plus marqué ?

J’ai déjà évoqué Urchin, qui fait partie de mes favoris, alors je pense aussi à Nouvelle Vague de Richard Linklater. Je l’ai vu une première fois à Cannes puis une deuxième fois lors de la cérémonie d’ouverture du festival de Biarritz, cette fois-ci avec l’équipe et le réalisateur, ce qui l’a rendu plus spécial à mes yeux.

Mon plus gros coup de cœur reste Le mystérieux regard du flamand rose présenté dans la sélection Un certain regard à Cannes. Mixant western et conte, c’est un film magnifique sur la jeunesse, les personnes marginalisées et l’ignorance. Il aurait pu avoir sa place à Biarritz !

Qu’est-ce que ces expériences vous ont apporté dans votre parcours à l’école de médiation culturelle ICART ?

Ces deux expériences représentent d’une certaine façon l’aboutissement de mon parcours à l’ICART. Elles m’ont permis d’avoir une expérience concrète dans le monde des festivals et plus largement de l’industrie cinématographique, de rencontrer des professionnels, des personnes aussi passionnées que moi et donc de confirmer mon souhait de continuer d’évoluer dans ce secteur.

Quel métier du cinéma vous attire le plus aujourd’hui ?

Le métier de programmatrice en festival m’attire particulièrement car je trouve intéressant de réfléchir à des propositions artistiques en accord avec une certaine ligne éditoriale et qui pourrait convaincre à la fois publics et professionnels. J’ai notamment l’habitude de regarder une vingtaine de films par mois, ayant toujours besoin de nourrir ma curiosité.
 

En savoir plus sur le métier de programmateur de cinéma

À l’issue de ces deux expériences, qu’avez-vous préféré : l’effervescence de Cannes ou l’esprit émergent de Biarritz ? 

Je vais dire Biarritz car cet esprit émergent et cette jeunesse apportent une énergie assez unique. C’est une effervescence à part !

 

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