ICART Alumni : Fondatrice d'une galerie d'art en ligne

Rencontre avec Victoria Clément, diplômée de la Promotion 2014 de l'école de médiation culturelle et devenue galeriste en fondant la galerie d'art en ligne Tarivoci.

Après une mise à niveau arts appliqués, puis un an en fac d’histoire de l’art, Victoria Clément intègre la formation médiation culturelle de l'ICART en 2013 pour son programme professionnalisant.

Un premier stage chez Sotheby’s au département Livres et Manuscrits l’amènera notamment à expertiser la correspondance amoureuse échangée par Albert Camus et Blanche Balain. Son stage de dernière année au département Estampes d’Artcurial débouchera quant à lui sur une embauche, avec entre-temps des expériences à Singapour et Londres. Jusqu’au grand saut dans l’entrepreneuriat pour devenir galeriste.

Quel est le concept de Tarivoci ?

L’idée de Tarivoci est de promouvoir de jeunes artistes en privilégiant une approche ludique et accessible, tant sur le plan intellectuel que financier.

Souvent, dans l’art, si tu n’as pas les codes, tu peux avoir du mal à rencontrer l’œuvre, il peut y avoir un côté un peu sanctuarisé.

Avec Tarivoci, il est possible acheter des œuvres en ligne sans complexe, des petites biographies très simples permettent d’aborder l’œuvre, des stories sur Instagram montrent le travail de l’artiste au plus près, dans l’intimité de son atelier.

Comment vous est venue l’idée ?

Je ne me suis pas réveillée un matin en me disant « Je veux faire ça ». Tarivoci est le fruit d’un long cheminement. Le point de départ, c’est mon mémoire sur l’art vidéo. On fourmille toujours d’idées lorsque l’on est étudiant et les miennes tournaient autour d’un concept de galerie d’art vidéo en ligne. Après mon diplôme de l'école de médiation culturelle, j'ai passé 2 ans chez Artcurial sur des missions très administratives – bien que très formatrices et j’ai eu un déclic. Certes, j’avais décroché un CDI, un salaire et un certain confort mais où était passée la créativité ? Je passais des soirées entières à fouiller Instagram pour dénicher des artistes et j’adorais offrir des œuvres achetées en ligne comme cadeaux pour des anniversaires ou des mariages. En rentrant de vacances en septembre 2017, je me suis dit « c’est maintenant ou jamais » et je me suis lancée.

Les bonnes et les moins bonnes surprises de l’aventure entrepreneuriale ?

Il ne faut pas idéaliser l’entrepreneuriat, ce n’est pas facile tous les jours, il faut tout faire, de la liste de prix aux relances journalistes en passant par le site internet, le ménage ou la gestion des billets d’avion !

La récompense est immense : on fait ce que l’on aime, on choisit ce que l’on fait, on apprend des choses tous les jours.

Les artistes ravis d’avoir vendu qui vous remercient, les gens qui ne connaissaient pas mais qui, touchés, acquièrent une œuvre, c’est très gratifiant ! Et j’ai la chance de pouvoir compter sur les conseils de Nathalie Boutin, directrice de la galerie gb agency, rencontrée en stage, qui regarde ma sélection, c’est une sorte de petit ange pour moi !

Les rencontres qui vous ont marquée ?

Les 10 rencontres avec les 10 artistes de la galerie, tous très différents et intéressants : Johanna Pacheco Surriable, Camille Gehanno, Camille Cottier, Atelier Kaö, Cyril Galmiche, Filippa Edghill, Guillaume Mazauric, Julie Savoye, Juliette Ezavin, Lokz Phoenix.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que Tarivoci grandisse, en préservant sa sélection réduite et sans compromis et… un stagiaire de l’école de médiation culturelle pour bientôt en vue d’une troisième expo temporaire dans un nouveau lieu improbable !

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