Hellfest, côté backstage : retour sur le stage de Coline
Que serait l’été sans ses festivals de musique ? Coline, étudiante en MBA Spécialisé Music Business Management à Bordeaux, revient sur son stage de fin d’études au sein de l’équipe communication/marketing de Hellfest Productions.
"Voir l’engouement des gens et le bonheur que cela leur procure
m’a confortée dans mon choix de travailler dans ce domaine."
Coline, étudiante en MBA Spécialisé Music Business Management à l’école de médiation culturelle ICART Bordeaux
Qu'est-ce qui vous a motivée à postuler pour un stage au Hellfest ?
Le Hellfest est une association qui a la réputation d’avoir une communication extrêmement pointilleuse et qui crée de l’intimité avec ses festivaliers via différents canaux. Surtout, il s’agit d’un festival dont la billetterie se vend toute seule. La communication y est donc en partie différente. C’est une chose qui m’a beaucoup attirée. Également, il y a énormément de choses à apprendre d’un festival qui dure 4 jours, qui accueille près de 70 000 personnes chaque jour et qui fait monter plus de 180 artistes sur scène.
À quoi ressemblait votre quotidien au Hellfest ?
Lors de mon arrivée, j’ai eu des missions de suivi des reports media 2024. Il est toujours important de faire les bilans de l’année passée afin d’avancer correctement sur l’année en cours. Avant l’exploitation, j’ai eu beaucoup de missions de community management, c'est-à-dire de la gestion des réseaux sociaux. J’ai également réalisé le référencement naturel du nouveau site du shop du festival, qui a été lancé en janvier 2025. Pendant l’exploitation, j’ai participé à la gestion des réseaux sociaux, j’ai également réalisé des captations visuelles dans le but de sortir du contenu après le festival. Évidemment, pendant le festival, il y a des urgences de communication à gérer. Après le festival, j’ai effectué du montage vidéo et différentes tâches annexes. Nous avons également préparé la communication de 2026 en mettant à jour le site, l’app ainsi que les réseaux sociaux, aux couleurs de la nouvelle édition.
Y a-t-il un projet ou une mission en particulier qui vous a marquée ?
Je n’ai pas une mission qui m’a particulièrement marquée. Cependant, les jours de festival m’ont beaucoup marquée. Voir l’engouement des gens et le bonheur que cela leur procure m’a confortée dans mon choix de travailler dans ce domaine. Le Hellfest est, pour nous, notre travail alors que pour les autres, c’est un moment unique de détente qui leur permet de sortir de leur vie quotidienne. Cela compte pour moi.
Quels aspects de votre formation en Music Business Management à l’école de médiation culturelle ICART vous ont été particulièrement utiles pour relever les défis de ce stage ?
Apprendre le vocabulaire du monde de la musique m’a été indispensable et il s’agit d’une des choses qui me manquaient avant d’intégrer l’école de médiation culturelle ICART. J’ai également apprécié rencontrer des intervenants passionnants qui nous ont transmis leurs savoirs et leurs expériences. Je pense qu’apprendre avec des professionnels qui sont dans l’air du temps est indispensable pour se préparer à notre future carrière.
Qu’est-ce que ce stage vous a apporté sur le plan professionnel et personnel ?
Sur le plan professionnel, ce stage m’a apporté les dernières compétences qui me manquaient pour être une véritable professionnelle de la communication. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre, c’est sûr, mais je me sens prête à relever les défis de communication au sein des festivals de musique.
Sur le plan personnel, j’ai beaucoup appris sur moi. Sur le fait de savoir travailler sous la pression, dans l’urgence et de toujours réagir aux imprévus. J’ai su prendre confiance en mes idées et les voir se concrétiser me donnait envie de continuer et d’aller plus loin.
Qu’avez-vous découvert des coulisses de l’organisation d’un festival aussi emblématique que le Hellfest ?
J’y ai découvert qu’avec une vingtaine de personnes en poste permanent, il est possible de monter un festival aussi gros que le Hellfest. Tant qu’il y a des personnes compétentes et passionnées par leur travail, tout est possible. J’y ai également découvert un nombre incalculable de métiers que je ne connaissais pas et qui sont indispensables à la renommée et au fonctionnement d’un festival aussi emblématique que le Hellfest.
Quel conseil donneriez-vous à un(e) étudiant(e) qui rêve de travailler dans l'univers des festivals ou de la musique live ?
Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Je suis arrivée en 5e année à l’école de médiation culturelle ICART sans énormément de notions du domaine de la musique et j’en suis ressortie armée pour travailler dans ce monde. Je pense qu’il ne faut pas se donner de limite et aller au bout de ce que l’on croit. Pour travailler dans l’univers des festivals, il faut être passionné, être prêt à donner de sa personne et surtout toujours innover, être force de proposition. Ma devise est : quand on veut, on peut !
Photos : © Hellfest 2025
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