Entre défi et créativité, nos étudiants en marché de l'art s'engagent pour AKAA
Chaque année, nos étudiants en 4e année de formation médiation culturelle sont bénévoles sur la foire d’art contemporain africain AKAA. Cette année était particulière, puisqu’ils avaient l’opportunité de réaliser une note curatoriale pour mettre en valeur les artistes et leurs œuvres exposées sur la foire.
L’AKAA est une foire d’art contemporain et de design centrée sur l’Afrique. Pour sa 8e édition, l’AKAA est venue mettre en lumière la pratique curatoriale dans le contexte d’une foire et de son marché. Cette pratique participe à la visibilité d’un artiste et de sa carrière.
Durant une semaine, nos étudiants de 4e année Spécialisation Marché International de l’art ont été accompagnés et encadrés par trois intervenants afin de rédiger un contenu curatorial par groupe, sur des artistes de leur choix présents sur la foire. Les deux meilleurs groupes ont vu leur note distribuée sur la foire et publiée dans la newsletter de l’AKAA.
Découvrez l’interview des deux étudiantes ICART, école du management de la culture et du marché de l'art, dont la notice a été sélectionnée.
Comment avez-vous travaillé sur le flyer ?
« Nous avions une semaine thématique où l’on devait choisir trois artistes et créer une notice curatoriale autour d’un thème et d’un fil rouge qui les réunissait. Nous étions par groupe de trois et les meilleurs groupes étaient sélectionnés pour apparaitre sur le flyer, distribué aux visiteurs de la foire. »
Pourquoi avoir choisi ces artistes ?
« Nous voulions raconter une histoire sur la temporalité et la quête identitaire. On a trouvé que ces trois artistes se complétaient très bien les uns avec les autres. Nous avions un fil rouge : passé, présent, futur. April Bey car elle parle beaucoup du futur dans ses œuvres, elle imagine une société utopique, afro-futuriste où il n’y aurait plus forcément de questions de race. Sanae Arraqas se focalise sur les moments du présent, ses œuvres sont calmes et cela se ressent au niveau des couleurs, c’est beaucoup plus apaisant. Et Delphine Dialo qui fait de la photographie, se met en scène et fait beaucoup d’autoportrait. Elle travaille avec énormément de ses inspirations sur l’histoire africaine, sur la diaspora africaine qu’elle transpose dans ses œuvres. »
Qu’est-ce que ce travail vous a apporté ?
« Ça nous a permis d’avoir un angle de vue sur le travail des artistes et sur l’exposition en général. Cette année, l’aspect curratoriel était au centre de la foire et c’est très intéressant de pouvoir apprendre à axer son regard sur ce qu’on a envie d’écrire, de raconter. C’est très chouette de pouvoir rassembler les artistes qui ne se connaissent pas autour d’un fil rouge. Choisir des artistes femmes était un sujet qui nous tenait à cœur. »
Cleo et Serra – Étudiantes en 4e année Spécialisation Marché International de l’Art à I'école de médiation culturelle CART
Retour en images sur l'AKAA
Voir d'autres actualités
Université ou école spécialisée : que choisir pour les métiers de la culture ?
C'est l'un des dilemmes les plus courants au moment de l'orientation : faut-il passer par l'université ou par une école spécialisée pour accéder aux métiers de la culture ? Les deux voies sont légitimes mais elles ne préparent pas de la même manière, ne mobilisent pas les mêmes pédagogies et ne produisent pas les mêmes résultats en termes d'insertion professionnelle. Comparaison critère par critère, pour vous aider à choisir en fonction de votre profil et de votre projet.
lire la suiteDe The Odyssey à Harry Potter : comment les salles de cinéma réinventent-elles l’expérience spectateur ?
À l’heure où les plateformes permettent d’accéder à des milliers de films depuis son canapé, les salles de cinéma cherchent de nouvelles façons de donner envie au public de se déplacer. Formats premium, séances événementielles, rencontres, expériences immersives… Quel avenir pour les salles de demain ?
lire la suiteLes métiers de la culture sont-ils précaires ou porteurs d'avenir ?
La question revient à chaque rentrée, dans les salons d'orientation comme dans les discussions familiales : les métiers de la culture ont-ils un avenir ? Le secteur est-il condamné à la précarité ou constitue-t-il, au contraire, un bassin d'emploi dynamique et en transformation ? Les chiffres du Ministère de la Culture, les tendances de fond du secteur et les besoins émergents liés à l'IA, à la transition écologique et aux politiques d'accessibilité dessinent une réalité bien différente des clichés. Ce guide propose une analyse factuelle de l'état du marché de l'emploi culturel en France et des raisons structurelles qui en font un secteur porteur.
lire la suite