International Week de l’ICART : rencontre avec Taha Balafrej, Fondateur Connect Institute au Maroc
La 2e édition de l’International Week de l’ICART propose une semaine riche et dense dédiée à l’ouverture et aux perspectives internationales, à destination de l’ensemble des étudiants de l’ICART. Au programme : conférences, rencontres, débats et échanges. L’école du management de la culture et du marché de l’art a eu le privilège d’échanger avec Taha Balafrej suite à sa conférence : « Culture et développement humain au Maroc ».

Initialement professeur de mathématiques, Taha Balafrej est notamment le fondateur de Connect Institute à Agadir qui a pour ambition de remettre les jeunes générations sur la voie des fondamentaux. L’institut travaille pour et avec les jeunes afin qu’ils puissent revenir aux compétences de base et s’accomplir en tant qu’individu dans la société, mais également dans le monde de l’entreprise. La lecture, le débat, l’échange d’idées… sont des compétences humaines en voie de disparition due à la suprématie des écrans, qui peuvent être certes bénéfiques mais engendrent des addictions. L’objectif est de faire revenir les jeunes vers les compétences basiques qui font notre humanité : communiquer, s’écouter, échanger, débattre ensemble… L’institut organise des évènements culturels et dispose de nombreux partenaires à travers le monde dont l’ICART. Les jeunes organisent ainsi par exemple des pièces de théâtre, produisent des documentaires et des vidéos où ils peuvent s’exprimer à travers l’art et la culture.
Taha Balafrej est également l’auteur d’un livre intitulé « Héritages » qui répond au besoin des jeunes de s’identifier. Nous héritons tous de quelque chose, de comportements. Cependant, on observe une globalisation et une uniformisation de la pensée ; comme s’il fallait suivre les mêmes modes et adopter les mêmes manières pour être citoyen de ce monde. Or nous avons tous un héritage différent. Il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. Le philosophe Goethe disait : « Il n'y a que deux héritages durables que nous pouvons espérer donner à nos enfants. L'un d'eux, des racines, l'autre, des ailes ».
C’est le désir de transmission qui a décidé Taha Balafrej a participé à l’International Week de l’ICART. Il a écouté avec plaisir les points de vue des étudiants et a pu débattre avec eux.
Pour lui, accueillir des intervenants étrangers dans le cadre d’une semaine thématique est une très bonne idée, qui permet l’ouverture d’esprit. Ce sont les idées qui peuvent naître différemment qui font vivre des jours heureux, et offrent des moments de partage. Travailler ensemble et construire ensemble. Créer le beau, créer des choses qui nous motivent et nous rendent intelligents nous rapprochent ; c’est grâce à l’art et la culture. La musique, le cinéma, nous lient, nous relient, nous transmettent et nous éveillent. L’art c’est la soudure, au sens de solidarité. Selon Taha Balafrej, l’ICART prépare justement les étudiants à partager avec les autres.
Il les encourage chaleureusement à poursuivre leur voie dans le management culturel, la production et l’évènementiel pour conserver cet objectif de souder les peuples.
L'équipe de l'ICART remercie chaleureusement Taha Balafrej pour sa participation à l'International Week de l'ICART.
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