ICART Alumni : Responsable mécénat - Fondation Royaumont

Rencontre avec Sylvain Cornevaux, diplômé de l'école de médiation culturelle ICART et désormais Responsable mécénat pour la Fondation Royaumont.

Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours à l’ICART ?

Arès un Bac ES, j’ai pu intégrer en 1996 l’école de médiation culturelle ICART pour un bachelor en trois ans couplant des cours académiques proposés par des professionnels du marché de l’art, experts en histoire de l’art, consultants en communication et stages en entreprise. On ne peut pas dire que mon milieu naturel me portait vers les arts et à la culture, mais ma curiosité et soif d’expériences m’ont amené à m’y intéresser.

Pourquoi aviez-vous choisi de rejoindre notre école de médiation culturelle à Paris ?

J’avais pu comparer lors d’un salon étudiant, les différentes offres proposées par des écoles d'art parisiennes, et mon choix s’est porté sur l’ICART à la fois pour l’étendue de son réseau professionnel garantissant des offres de stages de qualité et ses intervenants/professeurs reconnus dans chaque matière enseignée.

Avez-vous un souvenir qui vous a particulièrement marqué ?

Un stage qui m’a particulièrement marqué est celui effectué au sein du service communication de Beaux-Arts Magazine où j’ai eu par exemple l’opportunité de coordonner différentes offres de diffusion notamment en direction des musées et la présence du magazine au sein de la FIAC (Foire Internationale d'Art Contemporain) avec le lancement du premier bal jaune à la Salle Wagram.
Dans le cadre des cours, je me rappelle avoir assisté à un cours « magistral » de 4h de Nicolas Bouriaud sur « Le Grand Verre » de Marcel Duchamp. Très peu de formations peuvent se permettre aujourd’hui ce type d’enseignement alors que certaines œuvres méritent ce temps nécessaire pour convoquer une multitude d’approches (artistique, scientifique, alchimique …) afin de commencer à rentrer en résonnance avec elles.

Comment s’est déroulée votre insertion professionnelle à la sortie de l’ICART ?

Après l’ICART, j’ai continué mes études avec un Master métiers des arts et de la culture tout en consolidant mon expérience professionnelle au sein de galeries d’art mais aussi en créant une association de production d’événements culturels qui m’a permis d’appréhender très concrètement les procédures d’accueil du public, les modalités de dépôt de demande d’aide ou encore la planification et réalisation de supports de communication. 

Quel poste occupez-vous aujourd’hui ? En quoi consiste le métier de Responsable mécénat pour la Fondation Royaumont ?

Je suis responsable mécénat de la Fondation Royaumont, première fondation privée à vocation culturelle crée en 1964. Reconnue d’utilité publique, la Fondation Royaumont a vu le jour grâce à la générosité d’un couple d’industriels philanthropes, Henry et Isabel Goüin. Mon rôle est de définir et de mettre en œuvre la stratégie de collecte de fonds de la Fondation auprès des entreprises et particuliers. Aujourd’hui le mécénat finance plus de la moitié des dépenses artistiques de la Fondation. L’engagement de chaque mécène est donc essentiel pour transmettre ce patrimoine exceptionnel qu’est l’abbaye de Royaumont aux générations futures, pour renforcer la détection et l’accompagnement professionnel des jeunes talents (environ 300 sont accueillis chaque année à l’abbaye pour des formations encadrées par des experts/artistes reconnus internationalement) et favoriser l’accès des jeunes à la culture ou à la pratique artistique (plus de 19 000 enfants prennent le chemin de Royaumont chaque année).

Concernant le mécénat d’entreprise et pour répondre à nos besoins, nous sollicitons régulièrement en lien avec leur stratégie RSE, de nombreuses structures sur des axes identifiés de soutien. Nous animons également un club de mécènes qui regroupe aujourd’hui 32 PME et ETI principalement implantées sur le territoire qui apporte un mécénat collectif en faveur des projets de la Fondation, sélectionnés collégialement.  Dans ce cadre, nous organisons régulièrement des réunions et diners avec les représentants de ces entreprises, une soirée annuelle qui réunit leurs clients ou invités à l’abbaye ainsi qu’un voyage annuel où nous rencontrons par exemple les responsables d’institutions culturelles.

Du côté de la philanthropie de particuliers, l’association des Amis de Royaumont (700 adhérents) apporte une contribution au financement de bourses pour de jeunes talents qui souvent par leur éloignement ne disposent pas des ressources suffisantes pour participer à nos formations professionnelles.

Enfin, la Fondation Royaumont dispose d’un cercle de grands donateurs qui bénéficient de contreparties inédites et exclusives ; ce sont les premiers participants à notre Gala de bienfaisance, soirée annuelle de levée de fonds que nous organisons dans des lieux prestigieux parisiens.

Un conseil que vous aimeriez donnez à des étudiants qui rêvent de travailler dans les métiers de l’art et de la culture ?

Mettre le pied à l’étrier ! D’abord par des stages pour la consolidation de bonnes pratiques professionnelles et la constitution d’un premier réseau professionnel, ensuite par sédimentation des échanges et des expériences, en se spécialisant vers une discipline artistique/culturelle en lien avec ses convictions et motivations profondes, ce sont encore (et toujours) des métiers passion !

 

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