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En école de médiation culturelle en 2009, Emelyne est aujourd'hui Chargée de production chez Zamora

Actuellement chargée de production chez Zamora, Emelyne revient avec nous sur son parcours depuis son entrée au sein de notre école de médiation culturelle.

Quand avez-vous rejoint notre école de médiation culturelle et marché de l’art à Paris ?

J’ai intégré l’ICART en 2006. J’ai fait pas mal de stages dans le marché de l’art, dans une maison de vente, chez un antiquaire, au festival Jules Verne. Mon dernier stage au Café de la Danse a débouché sur des contrats freelance de chargée de production. J’ai aussi été salariée de l’association Dire le monde que j’ai montée en 2008 à l’ICART, qui organisait un festival de musiques du monde et qui organise aujourd’hui des ateliers de musique assistée par ordinateur avec la Mairie de Paris. Juste avant de rentrer chez Zamora, je faisais de la programmation à droite à gauche et du booking en indépendante pour Abou Diarra, un artiste malien.

Vous occupez le poste de chargée de production, en quoi cela consiste et quels sont vos challenges au quotidien ?

Je construis les tournées pour les artistes qu’on suit, en France et en Europe, en partenariat avec des agents sur certains territoires et à l’international. Cela recouvre un important travail de planification puis de démarchage commercial auprès des programmateurs des scènes nationales, festivals, centres culturels, théâtres, etc. Je m’occupe de la mise en vente des billets sur Digitick, FNAC ou weezevent, et de la promotion des dates à travers la mise en place de partenariats et la communication sur les réseaux sociaux. Je passe beaucoup de temps sur les budgets pour suivre la rentabilité des dates, élaborer les demandes de subvention, définir le prix de vente des billets. Parallèlement, je travaille auprès des artistes pour les conseiller, valoriser leurs projets artistiques dans le cadre des résidences par exemple. Je fais des dates avec eux et je vais aussi dans les salons professionnels comme le MaMa Festival, le Womex, Visa for Music, BIS.

Quelles sont les qualités essentielles pour exercer ce métier ?

La qualité première, c’est la capacité à déployer une vision sur le développement d’un artiste. Une bonne connaissance du milieu de la musique est essentielle. Il faut sortir, aller dans les salles de concert, se tenir au courant de l'actualité. Le booking demande beaucoup de ténacité et de patience car les résultats paient sur le moyen terme. Il faut être réactif et avoir une bonne gestion du calendrier de la saison culturelle pour contacter la bonne personne au bon moment. Enfin, on gère de la relation humaine et il faut parfois faire preuve de beaucoup de diplomatie face aux artistes et aux programmateurs.

Avec le recul, que vous apportée la formation de notre école de médiation culturelle ?

C’est une école qui permet de grandir vite. On est immergé dans le monde professionnel grâce aux stages longs chaque année, on est formés à une large palette de métiers grâce aux enseignements variés, et on crée son réseau notamment grâce aux intervenants qui sont des professionnels. Bref, on sait beaucoup plus vite ce que l’on veut faire !

 

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