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LinkedIn : comment attirer le regard d’un recruteur culturel ?

LinkedIn fait partie des premiers réflexes des recruteurs lorsqu’ils recherchent un candidat pour un poste. Mais dans les métiers de la culture, les attentes et les usages diffèrent. Ce qui attire l’attention n’est pas toujours ce que l’on croit, et certaines pratiques très répandues peuvent même produire l’effet inverse. Pour mieux comprendre ce qui fait la différence, nous avons interrogé Ludivine Marquant, recruteuse spécialisée dans les métiers de la culture, qui partage ici son regard de terrain sur l’usage réel de LinkedIn.

LinkedIn est-il vraiment important pour les métiers de la culture ?

Oui, LinkedIn est aujourd’hui un outil important… jusqu’à la prochaine plateforme. Pour Ludivine Marquant, LinkedIn reste une base de données professionnelle incontournable, mais il n’est ni parfaitement adapté ni suffisant pour tous les profils, notamment artistiques.

Dans ces métiers, d’autres réseaux peuvent jouer un rôle complémentaire. Instagram, par exemple, fonctionne davantage comme une vitrine, en particulier pour les profils créatifs. Elle observe d’ailleurs l’émergence de canaux dédiés aux professionnels du spectacle, signe que des plateformes plus spécialisées pourraient, à terme, mieux répondre aux besoins des communautés culturelles.

Comment les recruteurs culturels utilisent-ils LinkedIn aujourd’hui ?

Dans la pratique, LinkedIn est avant tout un outil de réseau. Lorsqu’un profil attire son attention, Ludivine Marquant ne se limite pas à la personne elle-même : elle explore son environnement professionnel, ses connexions, les structures et les personnes avec lesquelles elle évolue.

L’objectif n’est pas seulement d’identifier des compétences, mais aussi des valeurs, un tempérament et un état d’esprit. Faire partie d’un réseau cohérent, composé de profils qui partagent des références et des convictions communes, augmente les chances d’être repéré. Il ne s’agit donc pas de multiplier les contacts, mais de construire un réseau qui fait sens.

Qu’est-ce qui retient vraiment l’attention sur un profil LinkedIn ?

Ce qui frappe en premier lieu, c’est l’équilibre du profil. Un profil ni trop silencieux, ni trop bavard. Ni trop lisse, ni trop démonstratif. Ludivine Marquant se méfie autant des profils qui communiquent excessivement que de ceux qui accumulent les témoignages ou recommandations sans cohérence. À l’inverse, elle est attentive à la spontanéité, à l’authenticité et à l’alignement entre ce qui est écrit, ce qui est partagé et le parcours réel.

Lorsqu’un profil est congruent, c’est-à-dire que la personne semble en accord avec ce qu’elle dit, ce qu’elle fait et ce qu’elle pense, cela se ressent immédiatement. Et c’est souvent ce qui déclenche l’intérêt.

Qu’est-ce qui peut être un red flag pour un recruteur culturel ?

Un profil non mis à jour depuis plusieurs années, incomplet ou peu entretenu, envoie un message négatif. À l’inverse, certaines prises de position très tranchées ou sorties de leur contexte professionnel peuvent détourner l’attention du parcours et poser question sur la capacité à s’intégrer dans une équipe ou une organisation.

En revanche, l’imperfection n’est pas un frein. Les parcours non linéaires, les parenthèses de vie ou les engagements personnels sont perçus comme des éléments qui enrichissent un profil, à condition qu’ils soient assumés et expliqués.

Être visible sur LinkedIn : oui, mais intelligemment

Être visible est aujourd’hui presque une nécessité pour exister dans les algorithmes, mais cela ne signifie pas publier en permanence. Selon Ludivine Marquant, un profil attractif n’est pas celui qui parle le plus, mais celui qui interagit intelligemment. Commenter, partager ou relayer des contenus en lien avec ses intérêts, son expertise ou ses valeurs est souvent suffisant. À l’inverse, une surcommunication peut donner l’impression d’un profil désœuvré.

Chaque candidat doit trouver son propre rythme et son style éditorial, sans chercher à imiter les autres. L’important est de rester cohérent avec ce que l’on est et ce que l’on souhaite transmettre.

Comment se démarquer sur LinkedIn dans les métiers de la culture ?

Dans le secteur culturel, la polyvalence est fréquente, mais elle ne suffit pas toujours. Ce qui fait la différence, c’est la singularité. Même sur des postes très transversaux, les recruteurs cherchent à identifier ce que le candidat fait particulièrement bien, l’expertise qu’il développe, la valeur spécifique qu’il apporte. Les profils « mouton à cinq pattes » ont souvent plus de difficultés à s’imposer dans un processus de recrutement.

Se démarquer, c’est accepter de se positionner, de cultiver une compétence, un talent ou une expertise, qu’elle soit technique, organisationnelle ou relationnelle, et de la rendre lisible sur son profil.

Privilégiez la qualité à la quantité

Enfin, sur LinkedIn comme sur un CV, mieux vaut peu d’informations, mais des informations qualitatives. Mentionner des compétences, des langues ou des outils sans indiquer de contexte ou de niveau n’apporte rien. D’autant plus que, selon Ludivine Marquant, 3 recruteurs sur 4 ne scrollent pas et ne consultent que les premières informations visibles sur un profil. Les éléments situés en haut de page, intitulé, résumé, expériences récentes, sont donc essentiels pour donner une lecture claire et immédiate du parcours.

 

 

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