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ICART Alumni : Marketing and Expert Coordinator chez Bonhams

Rencontre avec Salomé Monpetit, diplômée 2020 de notre école de management artistique. Elle travaille aujourd'hui pour la maison de ventes britannique Bonhams.

Salomé est aujourd’hui Marketing and Expert Coordinator chez Bonhams, maison de vente aux enchères internationale. Elle a créé en parallèle de ses études le compte instagram Match with Art pour faire découvrir au plus grand nombre les expositions du moment. Salomé s’y transforme, en images, en "caméléon" pour se "fondre dans les œuvres" afin de partager son amour de l’art et de la mode.

Comment est né Match with Art ?

L’idée de Match with Art a germé lors d’une visite en galerie dans le cadre de mon travail, j’étais habillée dans les mêmes couleurs que la toile et les gens se sont amusés de cette coïncidence, ce qui les a poussés à s’arrêter davantage sur l’œuvre. J’avais lu un article qui déclarait que les gens ont tendance à plus s’arrêter sur une image d’art si quelqu’un est présent devant l’œuvre, cela s’est confirmé lors de cette visite.

Match with Art  a une double vocation : capter l’attention de personnes déjà intéressées par le milieu de l’art, et attirer un nouveau public plus sensible à la mode. Quand certains vont d’abord s’arrêter sur l’œuvre d’art et ensuite regarder la tenue, d’autres vont faire la recherche inverse. Ils vont être attirés par l’idée de correspondre à une œuvre, et ensuite regarder l’œuvre qui l’a inspirée. Mon idée est de pousser les gens à se rendre dans les lieux culturels afin de voir l’œuvre avec laquelle j’ai accordé ma tenue. J’aimerais montrer qu’il est possible de voir de l’art sans avoir besoin de réserver un créneau horaire comme dans les maisons de vente et les musées.

Comment travaillez-vous ?

Je choisis les œuvres que je désire faire d’après les ouvertures d’expositions. Lorsque je fais une session de match, souvent le samedi, j’essaie d’en faire cinq ou six d’un coup.

Je fais une pré-section puis je me rends sur place pour repérer l’œuvre qui m’intéresse, m’assurer de son accessibilité, vérifier que rien ne gêne le champ de la photographie et m’assurer des couleurs en réel. Je cherche ensuite soit en magasin, soit en ligne  les vêtements les plus adéquats à l’œuvre, que ce soit dans les couleurs ou le motif. Je réalise la photographie de préférence à des heures creuses, de manière à ne risquer de déranger personne. Je fais environ une trentaine de clichés pour une œuvre, et je choisis la meilleure en demandant toujours l’avis de ma famille et mes amis. Ensuite je vais retraiter l’image (recadrage, luminosité, …). Enfin, je rédige la légende en m’inspirant de différentes sources : articles, interviews écrites, interviews vidéo,…

J’essaye de rédiger un texte accessible à tout le monde et pas seulement aux historiens de l’art. J’ajoute des anecdotes, des informations qu’on ne va pas lire partout, c’est ce qui intéresse en général le plus.
Je poste à une fréquence de trois photographies par semaine. Ce compte me motive à tout le temps être dans les lieux culturels et à me tenir informée de tout ce qu’il se passe.

En quoi votre formation à l’ICART vous a-t-elle aidée dans ce projet ?

Lorsque j’ai débuté l’ICART, école de médiation culturelle, mon compte comptait 1200 abonnés, je ne savais trop comment le mettre en avant et surtout si vraiment cela avait vocation à intéresser un public.

Au niveau de la pédagogie, les cours pratiques sur les réseaux sociaux m’ont permis de prendre conscience des bonnes pratiques à avoir comme les jours et heures de posts à privilégier, cela m’a vraiment servi pour comprendre comment gérer mon compte professionnellement. Ensuite, au fur et à mesure que mon compte s’est développé, mes professeurs comme mes camarades de classe ont été encourageants et ont joué un rôle majeur dans ma motivation. Certains ont même participé aux coulisses des photos et encore aujourd’hui je les remercie car me sentir soutenue a été la clef de l’essor de ce compte.

Avez-vous un souvenir qui vous a particulièrement marqué pendant vos études ? (stage / cours / atelier / événement…) ?

La seconde partie ma 5e année de formation à l'ICART, avec les cas pratiques m’a particulièrement plu. On a eu l’occasion de voir la collection de l’UNESCO, de faire des visites aux musées pour des mises en situation et de travailler sur des prototypes de lancement de foires et cela en compagnie de vrais professionnels du marché. Ce type de cours est toujours formateur car on se découvre parfois des talents ou passions cachés quand on doit travailler et développer des projets du début à la fin. On se tourne vers des domaines qu’on ne pensait pas adapter à nous.

Le projet de ventes aux enchères a été également été très formateur. Nous avons dû organiser du début à la fin une vente caritative au profit du musée en herbe. J’ai eu la chance de faire la partie levée des œuvres, d’être directement en contact avec les artistes, les galeries et les convaincre de proposer une œuvre bénévolement pour notre vente. Cela a amené à des visites d’ateliers, des excursions en galerie, et encore aujourd’hui de très jolies rencontres et contacts.

Comment s’est déroulée votre insertion professionnelle à la sortie de l’ICART ?

La formation ICART nous accompagne vraiment dans notre projet et nous aide à avoir les clefs en mains. J’ai suivi les conseils donnés comme les candidatures spontanées. Je voulais confirmer un emploi, quitte à prendre plus de temps que pour la recherche d’un stage et j’ai vraiment été encouragée à aller dans ce sens et poussée vers l’avant.

La fin de mon cursus de l’ICART a coïncidé avec la période de pandémie qui a touché tout le monde, la recherche a donc été plus longue mais fructueuse puisqu’elle s’est confirmée par un emploi l’an dernier !

Quel poste occupez-vous aujourd’hui ? En quoi consiste votre métier ?

Je suis la coordinatrice marketing de la maison de vente Bonhams en France. Nous venons d’ouvrir nos ventes à Paris, après une présence internationale à Londres, New York, Hong Kong, et je suis la personne référente pour tous les développements liés au marketing, la communication, les évènements et le digital en France. Cela consiste à réfléchir à tous les moyens de promouvoir une vente et leur mise en pratique comme les shootings photo, les vernissages, cocktails, brunchs, créer les visuels pour la publicité, trouver des partenariats avec des marques, des établissements. Je dois donc être en contact permanent avec les spécialistes des ventes aux enchères, comprendre les enjeux d’une vente et réfléchir selon le contenu, ce que je dois mettre en avant selon qu’il s’agisse d’une vente d’œuvres d’art, de bijoux, de vins, de montres, de luxe. J’ai la chance d’être au contact des œuvres tout le temps et de penser aux façons de les mettre en avant.

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