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Votre CV décrypté par une chasseuse de tête : ce qu’il dit de vous en 30 secondes

Envoyer son CV est une étape indispensable pour candidater à un premier emploi ou à un stage. Mais face à une pile de candidatures, que regardent réellement les recruteurs ? Qu’est-ce qui capte leur attention et qu’est-ce qui peut, au contraire, freiner une candidature dès les premières secondes ? Pour répondre à ces questions, nous avons soumis plusieurs CV types au regard de Ludivine Marquant, recruteuse spécialisée dans les métiers de la culture.

Cas n°1 : Le CV créatif

Très répandu dans les secteurs culturels et artistiques, le CV créatif, souvent réalisé sur Canva ou InDesign, mise avant tout sur l’impact visuel. On y retrouve généralement :

  • De nombreuses typographies, pictogrammes et aplats de couleurs
  • Des encadrés tels que « Mes inspirations culturelles » ou « Mon univers », mentionnant des personnalités admirées
  • Des dates imprécises, parfois sans mois (ex. : « 2024 – présent »)
  • Un QR code renvoyant vers un portfolio en ligne ou une page Instagram
  • Peu de texte, mais une identité visuelle très affirmée
     


L’avis de Ludivine Marquant

✅ Les +

  • Donne une vraie personnalité au profil
  • Peut fonctionner et marquer les esprits s’il est parfaitement maîtrisé

❌ Les – 

  • Accès à l’information parfois compliqué, les données pictographiées sont parfois moins repérées par les filtres et algorithmes
  • Champ visuel surchargé, lisibilité réduite
  • Parti pris esthétique clivant
  • Ne tolère aucune approximation
 

👉 À retenir

Un CV créatif doit être irréprochable. S’il ne l’est pas, il devient un obstacle à la lecture. Même pour des profils artistiques, ce format reste à manier avec précaution.

Cas n°2 : Le CV académique

À l’opposé du CV créatif, le CV académique fait le choix de la sobriété. Peu d’effets graphiques, une structure classique et une information hiérarchisée. Un format parfois jugé austère, mais qui peut s’avérer très efficace, y compris dans les métiers de la culture. On y retrouve généralement :

  • Une mise en page simple et structurée, avec une ou deux typographies sobres
  • Des rubriques classiques clairement identifiées (formation, expériences, compétences)
  • Parfois l’absence de photo, de phrase d’introduction ou de titre de poste recherché
  • Une rubrique formation très développée lorsque l’expérience est encore limitée


    L’avis de Ludivine Marquant

    ✅ Les +

    • Lecture fluide et immédiate avec des informations facilement accessibles

    • Image professionnelle et rassurante

    • Une photo, quelle qu’elle soit, reste engageante

    • La formation (bac, études post-bac) apporte des repères et peut révéler un ancrage territorial et devenir un élément familier pour le recruteur

    ❌ Les – 

    • Peut paraître austère ou trop neutre s’il manque d’incarnation

    • Chaque approximation est plus visible dans un format très sobre

    • Trop de détails dans la formation peuvent alourdir la lecture. Au fil du parcours, certaines formations trop lointaines comme le brevet peuvent être supprimées.

     

    👉 À retenir

    Dans les métiers de la culture, le CV académique bien construit est souvent perçu comme élégant et efficace. À condition d’être précis et assumé, il permet au recruteur de se concentrer sur le fond du parcours et peut devenir un véritable atout, y compris pour des profils artistiques.

    Cas n°3 : Le CV passionné

    Le CV passionné met en avant un parcours riche et éclectique. Il reflète l’engagement, la curiosité et la multiplicité des expériences, parfois au détriment de la synthèse. On y retrouve généralement :

    • Un CV qui tient sur deux pages
    • De nombreuses expériences très variées : projets étudiants, bénévolat, jobs saisonniers, ateliers artistiques, engagements associatifs
    • Des centres d’intérêt détaillés (lecture de mangas, cuisine indienne, théâtre d’improvisation, randonnées…)
    • Quelques fautes d’orthographe


        L’avis de Ludivine Marquant

        ✅ Les +

        • Un CV vivant, qui montre l’engagement et la curiosité du candidat

        • Des expériences variées qui témoignent d’un parcours actif

        • Des centres d’intérêt qui donnent de la personnalité au profil

        ❌ Les – 

        • Deux pages peuvent nuire à la lisibilité

        • Trop d’informations rendent la hiérarchisation plus difficile

        • Les fautes d’orthographe peuvent gêner la lecture, même si elles arrivent, n’oubliez pas de vous relire !

         

        👉 À retenir

        Le CV passionné peut être un vrai atout à condition d’être synthétisé. L’idéal, selon la recruteuse, est un CV en une page, avec une police lisible (taille 11) qui conserve l’énergie du parcours sans noyer l’information. Les fautes d’orthographe ne sont pas forcément éliminatoires, mais elles ne doivent pas devenir un marqueur récurrent.

        Cas n°4 : Le CV « premiers pas dans la vie professionnelle »

        Ce type de CV concerne souvent des candidats en début de parcours, avec peu d’expériences directement liées au secteur culturel. L’intention est là, mais le document peine parfois à convaincre. On y retrouve généralement :

        • Peu d’expériences significatives en lien avec le secteur culturel (serveuse, baby-sitting, accueil du public…)
        • Une rubrique « Compétences » très fournie, pouvant aller jusqu’à quinze qualités personnelles, sans hiérarchie claire (motivation, créativité, rigueur, curiosité, autonomie…)
        • Un document peu soigné dans la forme, jusqu’au nom du fichier, par exemple : CV_final_def_3.pdf


            L’avis de Ludivine Marquant

            ✅ Les +

            • Les soft skills peuvent être très intéressantes lorsqu’elles sont bien choisies et non pas génériques. Illustrez-les par des situations concrètes !

            • Les petits jobs et expériences extraprofessionnelles ont de la valeur

            • Des éléments de contexte (prise de responsabilité, confiance accordée par les anciens employeurs, autonomie) rendent un profil crédible

            ❌ Les – 

            • Un CV perçu comme brouillon envoie le signal d’un candidat pas encore prêt pour le monde du travail

            • L’accumulation de qualités « bateau » affaiblit le message

            • Un mauvais nom de fichier donne une impression de manque de rigueur, facilitez le travail des recruteurs en mettant votre nom et prénom, on vous en remerciera !

             

            👉 À retenir

            Quand l’expérience professionnelle est limitée, il est essentiel de démontrer plutôt que d’énumérer. Une qualité prend du sens lorsqu’elle est illustrée par une situation réelle : un job étudiant, une responsabilité confiée, une prise de référence. Les détails comptent, jusqu’au nom du fichier, car ils reflètent la capacité du candidat à se projeter dans un environnement professionnel structuré.

            Cas n°5 : Le CV copié-collé

            Ce type de CV repose sur des modèles standardisés et une logique d’optimisation supposée. Il donne l’impression d’une candidature produite rapidement, sans réel travail de fond ni personnalisation. On y retrouve généralement :

            • Une photo prise en selfie, parfois dans un cadre peu professionnel (salle de bain, intérieur personnel)
            • Une mise en page issue d’un modèle en ligne, sans adaptation au profil ou au poste
            • Une rubrique « Compétences » composée de termes génériques, souvent repris mot pour mot de l’annonce (logique dite « ATS »)
            • Une longue liste de logiciels (Photoshop, Excel, WordPress, Canva…), sans indication de niveau


                L’avis de Ludivine Marquant

                ✅ Les +

                • Ce type de CV a le mérite de faire réagir, il peut parfois même devenir une opportunité de créer un échange avec le candidat. À titre personnel, ce type de CV peut m’inciter à contacter le candidat pour le conseiller ou l’alerter sur des pratiques contre-productives. Mais dans la majorité des cas, les recruteurs passent rapidement au CV suivant.

                ❌ Les – 

                • Une photo prise en selfie dessert fortement la candidature

                • La standardisation donne une impression de copier-coller et de manque d’investissement

                • Les compétences génériques et listes de logiciels sans niveau manquent de crédibilité

                • En termes d’efficacité, ce type de CV reste très mauvais

                 

                👉 À retenir

                Dans les métiers de la culture, un CV trop standardisé peut faire réagir, mais rarement positivement. Il donne le sentiment d’une candidature peu réfléchie et peut desservir le profil, même lorsque le parcours est intéressant. Pensez à prendre le temps de savoir pourquoi vous contacter cette entreprise et pas une autre et d’expliquer en quoi vos expériences et compétences pourront apporter une plus-value.

                ATS, mots-clés et intelligence artificielle : une fausse bonne idée ?

                Beaucoup de candidats adaptent aujourd’hui leur CV pour répondre à une logique dite ATS (Applicant Tracking System), en reprenant mot pour mot les compétences et mots-clés présents dans les annonces. Or, selon Ludivine Marquant, cette stratégie n’est pas déterminante dans les métiers de la culture.

                Dans la pratique, le tri automatisé par mots-clés reste limité et la lecture humaine prime largement. Un CV trop aligné sur l’annonce peut même produire l’effet inverse de celui recherché, en donnant l’impression d’un copier-coller plutôt que d’une réelle compréhension du poste et du profil attendu.

                L’usage de l’intelligence artificielle, notamment dans les CV ou les lettres de motivation, est également facilement repérable à la lecture. Des formulations trop lisses, trop génériques ou trop standardisées nuisent à l’authenticité du candidat. Dans la culture, ce sont avant tout la cohérence du parcours, la clarté du propos et la capacité à se projeter dans un poste qui font la différence bien plus qu’une optimisation artificielle des mots-clés.

                 

                Question bonus : et la lettre de motivation dans tout ça ?

                Dans les métiers de la culture, la lettre de motivation n’est pas toujours indispensable surtout lorsqu’elle est lisse et peu incarnée. Selon Ludivine Marquant, une mauvaise lettre peut même desservir un candidat, au point d’être volontairement écartée du dossier. Les formulations trop parfaites ou trop standardisées trahissent souvent l’usage de l’intelligence artificielle et manquent d’authenticité, un point que les recruteurs repèrent très rapidement à la lecture.

                Plutôt qu’une lettre de motivation classique, il peut être plus efficace de proposer un document simple et sincère, directement en lien avec le poste visé. Commenter la fiche de poste, en indiquant ce que l’on maîtrise, ce que l’on doit encore apprendre et ce que l’on peut concrètement apporter, permet au recruteur de se projeter plus facilement. Dans ce contexte, un CV clair et cohérent, accompagné d’un propos sincère, sera souvent plus pertinent qu’une lettre de motivation formatée.

                     

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