Documentation ICART Brochure Contacter ICART Nous rencontrer Candidater ICART Candidater

Stage au Théâtre de la Ville : Joséphine, au cœur de la production

Étudiante en 4e année à l'ICART, spécialisée en spectacle vivant, Joséphine de Valbray effectue son stage au sein du Théâtre de la Ville, l'une des scènes les plus emblématiques de la capitale. En tant qu'assistante de production, elle accompagne au quotidien l'accueil de compagnies venues du monde entier et contribue à la réalisation de spectacles d'envergure. Elle nous raconte son expérience, entre rigueur administrative et passion artistique.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre parcours à l'ICART ? 

Je suis actuellement en quatrième année à l’ICART, spécialisée en spectacle vivant. J’ai intégré l’école il y a quatre ans et commencé en année décalée, avec une rentrée en janvier. Depuis, j’ai suivi un parcours entièrement tourné vers les métiers de la culture et de la production. 

Qu'est-ce qui vous a motivée à postuler pour un stage au Théâtre de la Ville ?

Ce qui m’a particulièrement attirée, c’est la richesse de la programmation du Théâtre de la Ville, qui couvre tous les champs du spectacle vivant : danse, théâtre, musique. C’est une programmation très éclectique, qui s’adresse à des publics variés, allant de propositions très accessibles à des formats plus exigeants, destinés à des publics plus ciblés. J’ai aussi été sensible à cette dynamique constante : le théâtre est toujours en activité, il n’y a jamais de “pause”, ce qui crée une vraie énergie de travail au quotidien. Enfin, le cadre est exceptionnel : situé au 4e étage, le théâtre offre une vue imprenable à 180° sur la Seine, de Notre-Dame jusqu’à la Tour Eiffel.  
 

Pourriez-vous nous donner un aperçu de votre quotidien en tant qu'assistante de production ? 

J’arrive généralement à 10h et commence par consulter le calendrier afin de suivre l’actualité des spectacles en cours. Ensuite, je me concentre sur les compagnies à venir : préparation des contrats, échanges directs avec les équipes artistiques, organisation de leur accueil (hébergement, transferts, défraiements, repas). Toutes ces étapes me permettent de structurer les contrats et de mettre à jour les budgets

Après les représentations, d’autres missions prennent le relais : traitement des factures, suivi de la billetterie, et diverses tâches administratives essentielles au bon déroulement des projets. 

Ce métier demande beaucoup de rigueur et d’organisation, car chaque spectacle implique des contraintes spécifiques et des documents précis à réunir

Ce que j’aime le plus, c’est de contribuer concrètement à la réussite d’un projet artistique.
 

"La production est un travail de l’ombre essentiel : sans elle, les spectacles n’existent pas. On accompagne les compagnies avant, pendant et après leur venue, souvent venues du monde entier." 

Y a-t-il un spectacle ou un projet en particulier qui vous a marquée durant votre stage ?

Les projets de danse m’ont particulièrement marquée. Nous avons notamment travaillé sur des coréalisations avec Chaillot, impliquant de grandes productions comme le Ballet de Genève ou le Ballet du Rhin. Ce sont des spectacles magnifiques, mais aussi très exigeants en termes d’organisation et de réactivité, notamment en raison des nombreuses personnes en tournée et des imprévus fréquents. C’est précisément ce travail d’adaptation et de gestion des aléas qui rend la production aussi stimulante. J’ai aussi eu la chance de découvrir des artistes comme Solène Weinachter ou Hofesh Shechter, entre autres.  
 

Ballet de l'Opéra national du Rhin © Agathe Poupeney

La production au Théâtre de la Ville implique de travailler avec de nombreuses compagnies, dont des équipes internationales. Comment avez-vous vécu cette dimension humaine et interculturelle du métier ? 

C’est une dimension extrêmement enrichissante. Le Théâtre de la Ville développe notamment le programme “Chantier d’Europe”, qui met en avant des compagnies européennes venues d’Espagne, du Portugal, d’Italie, de Grèce, entre autres. Cette ouverture internationale est très forte dans la ligne artistique du théâtre, et c’est quelque chose qui me passionne. On travaille ainsi avec des artistes du monde entier, entre figures reconnues comme Pina Bausch, Christophe Honoré, Hofesh Shechter ou William Forsythe. C’est très stimulant de contribuer à des projets d’une telle envergure artistique.  

Quels aspects de votre formation en MBA Spécialisé à l'ICART vous ont été particulièrement utiles pour relever les défis de ce stage ?

Les cours d’administration m’ont beaucoup aidée à comprendre les mécanismes complexes des institutions culturelles publiques, notamment leur fonctionnement budgétaire et administratif. Ce qui me paraissait assez opaque au départ est devenu beaucoup plus clair au fil de mon expérience. Par ailleurs, mes précédents stages en production m’ont permis d’aborder ce stage avec une vraie conscience des enjeux du métier. 

Qu'est-ce que ce stage vous a apporté sur le plan professionnel et personnel ?

Ce stage m’apporte une forte stimulation intellectuelle et culturelle. Le fait d’être au cœur de l’activité du théâtre me permet d’assister régulièrement aux spectacles et de nourrir ma curiosité artistique. Cela m’a aussi ouvert à d’autres institutions parisiennes et m’a donné une vision plus globale de la scène théâtrale actuelle, avec une veille constante sur ce secteur.

Le Théâtre de la Ville propose une saison très dense avec de nombreux spectacles. Qu'avez-vous découvert sur la façon dont se construit et se coordonne une telle programmation côté production ?

La programmation est assurée par plusieurs personnes spécialisées, disposant d’un réseau international très développé. Elles identifient et accompagnent des artistes de grande qualité, avec lesquels des relations de fidélité se créent souvent sur le long terme. Certaines compagnies reviennent régulièrement au Théâtre de la Ville, ce qui crée une continuité artistique forte. La programmation se construit par ailleurs très en amont, souvent deux à trois ans à l’avance, ce qui permet d’anticiper efficacement le travail de production.  
 

Quel conseil donneriez-vous à un(e) étudiant(e) de l'ICART qui souhaiterait travailler dans la production dans une grande institution du spectacle vivant ?

Je dirais qu’il est essentiel de faire preuve de rigueur et de précision. Il faut aussi développer de vrais outils d’organisation et apprendre à rester calme face aux imprévus. Dans ce métier, il n’y a presque jamais de problème sans solution : il faut savoir s’adapter, rebondir et rester très réactif. 

 

Découvrir plus de témoignages de stage

 

 

Voir d'autres actualités

Pluridisciplinaire

Pourquoi étudier la médiation culturelle à Bordeaux

Bordeaux est bien plus qu'une ville de patrimoine : c'est une métropole culturelle en pleine dynamique, portée par des institutions ambitieuses, des projets régionaux structurants et une politique publique résolument tournée vers l'accessibilité et l'éducation artistique. Se former à la médiation culturelle à Bordeaux, c'est choisir un écosystème où la culture irrigue le territoire au quotidien, des musées aux festivals en passant par les grandes scènes internationales. Découvrez pourquoi la métropole bordelaise constitue aujourd'hui un choix stratégique pour construire une carrière dans les métiers culturels.

lire la suite lire la suite
Pluridisciplinaire

À l’ICART, la promotion 2025 s’impose dans les industries culturelles

Chaque année, les cérémonies de remise de diplômes de l’école de médiation culturelle ICART marquent une étape clé : celle du passage du statut d’étudiant à celui de professionnel des industries culturelles. Pour la promotion 2025, les campus de Paris, Lyon, Lille et Bordeaux ont célébré leurs diplômés dans des lieux emblématiques, entourés de leurs proches, de leurs équipes pédagogiques et de personnalités engagées dans le secteur. 

lire la suite lire la suite
Art & Patrimoine

Histoire de l’art et médiation culturelle : entretien avec Amélie Sabatier, intervenante à l’ICART

Historienne de l’art, guide conférencière et enseignante depuis plus de dix ans à l’ICART, Amélie Sabatier transmet aux étudiants une vision exigeante et vivante de l’histoire de l’art, de l’Antiquité jusqu’à la création contemporaine. Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, sa pédagogie et les mutations qui transforment les institutions culturelles.

lire la suite lire la suite

Voir toutes les actualités

Téléchargez
la brochure

Télécharger