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Louise Thurin : Une carrière au carrefour de l’art et de l’engagement

Diplômée en 2022 du MBA Spécialisé Marché International de l’Art de l’ICART Paris, Louise Thurin a su transformer sa passion en une carrière plurielle. Commissaire d’exposition, autrice et consultante, elle met en lumière les « mondes noirs ». De l’exposition FEMMES avec Pharrell Williams à la galerie Perrotin aux Nations Unies, son engagement façonne des projets d’envergure. Retour sur un parcours inspirant.

Emmanuel Perrotin, Louise Thurin, and Pharrell Williams. Photo: Tanguy Beurdeley. Courtesy Perrotin.        
View of the exhibition ‘FEMMES curated by Pharrell Williams’ at Perrotin Paris, 2025. Photo: Claire Dorn. Courtesy of all the artists and Perrotin © ADAGP, Paris, 2025


Quelle profession exercez-vous aujourd’hui après vos études à l’ICART ?

Aujourd’hui, je travaille comme autrice, éditrice, commissaire d’exposition et consultante en art et projets culturels. Je suis spécialisée sur les pratiques artistiques des “mondes noirs” - c’est-à-dire de l’Afrique, des Caraïbes et des espaces afrodescendants. Mon activité se développe entre curation, coordination de recherche académique en histoire de l’art, conseil en acquisition pour des collections privées ou institutionnelles, mais aussi accompagnement de projets artistiques de diverses envergures, de l’ultra-situé avec des micro-projets dans des tiers-lieux franciliens à la biennale internationale, jusqu’aux Nations Unies. Je collabore avec des galeries, des fondations, des artistes, des associations, des marques, des studios de production, des agences, des universités : tout le monde ! Cette diversité me permet de garder une vision large de l'écosystème artistique et de tenter d’en saisir l’ensemble des rouages.

Pouvez-vous nous présenter l'exposition FEMMES, commissariée par Pharrell Williams à la galerie Perrotin sur laquelle vous avez travaillé ?

L'exposition FEMMES, commissariée par Pharrell Williams à la galerie Perrotin, est une célébration de la beauté, des expressions, de la créativité et de la résilience des femmes noires à travers les générations. En tant qu’autrice et curatrice, j'ai eu le plaisir de rédiger le texte de présentation de l'exposition, en collaboration étroite avec les équipes de Pharrell Williams et Emmanuel Perrotin. J’ai également été invitée à participer à une conversation entre le commissaire-star et le galeriste lors du vernissage privé.

Pouvez-vous nous parler de votre engagement auprès de AWARE : Archives of Women Artists, Research & Exhibitions ?

Je suis entrée en contact en 2021 avec l’association AWARE : Archives of Women Artists, Research & Exhibitions via l’ICART, grâce au concours de l’une des professeures-intervenantes. J’y suis depuis chargée de programmes centrés sur la valorisation des artistes femmes, en particulier caribéennes, africaines, afrodescendantes depuis 4 ans. En tant que coordinatrice éditoriale, je supervise des projets tels que "Tracer une décennie : Artistes femmes des années 1960 en Afrique", qui vise à redécouvrir et promouvoir les contributions des artistes africaines durant cette période clé des indépendances.

Et de l'association Pour l'Art pour l'Afrique ?

C’est le fruit d’une rencontre avec ses cofondateurs en 2023 alors que je travaillais en galerie. Cette même année, ils m’ont invité à participer à une table ronde lors de la programmation de l‘édition annuelle de Traversées africaines, un parcours artistique afro-centré réunissant galeries, centres d’art et musées de Paris et d’Ile-de-France. En 2024, j’ai eu l’honneur de rejoindre le jury du Prix Traversées Africaines, qui soutient les artistes émergents originaires du continent africain ou de ses diasporas, en leur offrant une plateforme pour exposer leur travail et en fournissant un soutien financier pour leurs projets. J’ai la chance de voir leur confiance renouvelée en 2025 :  je rédige actuellement le texte curatorial de la prochaine édition du parcours Traversées Africaines, qui se tiendra du 13 mai au 1er juin.

Quels conseils avez-vous reçu durant votre formation à l’ICART et lequel prodigueriez-vous aux étudiants d’aujourd’hui ?

À l’ICART, j’ai retenu l’importance du réseau, de l’adaptabilité et de la curiosité constante. Le marché de l’art est un écosystème mouvant, qui exige de se réinventer sans cesse. Je dirais aux étudiant·es d’aujourd’hui : osez, multipliez les expériences, cultivez votre singularité. Et surtout, restez passionnés : c’est votre regard, votre sensibilité propre, qui feront la différence.


Louise Thurin incarne parfaitement la diversité des débouchés qu’offre une formation à l’ICART. Une belle source d’inspiration pour celles et ceux qui souhaitent faire de leur passion pour l’art un véritable levier d’impact culturel et social.

 

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