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Rencontre avec Gilles Baron, danseur et chorégraphe

Photographe Delphine Micheli Sa voix calme et posée dissimule une grande énergie, son moteur. Chorégraphe pour la compagnie Origami, Gilles Baron conçoit des spectacles où se mêlent danse, théâtre et techniques aériennes de cirque. « J’aime le rebond, l’envol, l’élévation » confie-t-il. Sa rencontre avec les arts de la piste date de 1998 : « Invité à mettre en scène les travaux de fin d’études des étudiants de l’Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny, j’ai découvert des artistes puissants, investis, condamnés à la perfection ! Les circassiens m’inspirent. Ils ont donné un nouvel élan à mon travail ».

Son parcours nourri d’expériences diverses témoigne d’un esprit ouvert et curieux. « Danseur classique de formation, j’ai décroché mon premier engagement, à l’âge de 17 ans, au théâtre de Toulon. Puis je suis parti me perfectionner aux Etats-Unis. De retour en France, j’ai abordé la danse contemporaine, en tant qu’interprète, au sein de plusieurs compagnies. Parallèlement, j’ai développé une démarche chorégraphique et obtenu plusieurs prix pour mes créations (dont le 1er prix du Concours International de Danse de la Ville de Paris). Présenter des concours est un moyen de se faire connaître, de nouer des contacts et de se constituer un réseau » souligne-t-il. Il rencontre Marie-Claude Pietragalla pour qui il crée un solo puis part, à ses côtés, en tournée à travers le monde. Il crée également un solo pour Aurélie Dupont, danseuse étoile de l’Opéra de Paris...

« Avec le temps, mon désir de devenir chorégraphe s’est précisé et je me suis senti de plus en plus à l’aise dans cette fonction. Aujourd’hui on demande aux danseurs d’être des performeurs. Pour obtenir des rôles gratifiants, il faut correspondre à des critères physiques bien précis ».

Gilles Baron a fondé sa compagnie en 2004. Entouré par un bureau, ils ont baptisé l’association Origami. « Ce nom n’a pas été choisi par hasard » dit-il. « Je trouve qu’il y a une similitude entre cet art japonais du papier plié qui consiste à mettre en mouvement une surface plane et le travail de création chorégraphique ». La compagnie, basée à Biscarosse, est gérée par ce bureau composé de trois personnes, un président, une secrétaire et un trésorier. Elle emploie uniquement des personnels intermittents tout comme Gilles Baron qui est interprète pour d’autres compagnies en France. La majeure partie des salariés intermittents du spectacle sont des artistes (danseurs et musiciens), il y une administratrice de production qui gère la production et la diffusion des spectacles et des techniciens (régisseurs lumière, scénographe, constructeurs…).

« De nos jours, une compagnie n’est plus rattachée à un théâtre comme autrefois. Les chorégraphes, metteurs en scène… qui portent des projets artistiques doivent être de bons communicants pour négocier avec les programmateurs et les institutions. Le système de diffusion d’un spectacle se construit en amont du projet de création ».

Dans le cadre d’une convention de compagnonnage signée avec le théâtre Olympia d’Arcachon, Gilles Baron a monté, en 2013, Rois (pièce chorégraphique pour huit interprètes masculins, danseurs et acrobates) et prépare, pour début 2016, Reines, volet féminin de ce spectacle. A mi-chemin entre ces deux créations, il a présenté lors de l’édition 2014 du festival Novart, à Bordeaux, La nuit entre deux soleils, un duo homme/femme sur le thème du couple et de l’amour.

Par ailleurs, il mène des actions auprès des scolaires et des seniors. Actuellement, il travaille avec des élèves de grande section de maternelle sur le projet Mauvais Sucre qui vise à créer un dispositif chorégraphique transmissible à d’autres classes de même niveau, sous la forme d’une mallette pédagogique. Un spectacle sera présenté en février à l’occasion du Festival Jeune Public POUCE ! conçu par le Cuvier, CDC d’Aquitaine.

Disert, Gilles Baron parle volontiers de son travail mais n’aime pas « raconter » ses spectacles. « La danse est un médium de l’émotion » dit-il. « Il faut laisser au spectateur la possibilité de jouer son rôle, c’est-à-dire d’être acteur de ce qu’il voit. Trop d’explications affaiblissent son interprétation et sa perméabilité aux signes et aux signaux présents sur le plateau… Le rôle du médiateur est de savoir mettre des mots sur les œuvres sans les verrouiller ».

Publié le 02/12/2014

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