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FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA BANDE DESSINEE D’ANGOULÊME

Pour cette 42ème édition, le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême comptait trois étudiantes de première année à l'Icart Bordeaux dans ses rangs. Violaine, Aurélie et Océane ont pu participer à l'organisation de l'évènement et ainsi découvrir l'envers d'un décor qu'elle croyait pourtant bien connaître ! Du statut de visiteur, dont elles ont fait l'expérience année après année, à celui de stagiaire pendant un peu moins d'une semaine ; elles ont découvert les rouages d'un festival qui a dû pour cette édition improviser avec les évènements tragiques du mois de janvier 2015. Ayant lieu quelques semaines après, il était impensable pour un festival de bande dessinée de cette ampleur de ne pas rendre hommage aux attentats survenus à Charlie Hebdo, journal connu et malheureusement sanctionné pour ses caricatures. Les filles reviennent sur leur aventure et prennent la parole concernant leur expérience mouvementée.

 

 

Pourquoi avoir décidé de participer au Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême ?

V : Ayant grandi à Angoulême, j'avais envie de participer à ce festival par le biais d'un stage pour mieux me rendre compte de ce que représentait cet événement.

A : Mon père est un grand amateur de bande dessiné et il m'a transmis sa passion. J'avais déjà participé au Festival de la Bande Dessinée de Gradignan par le biais d'une association, alors je me suis dit ; pourquoi pas Angoulême ?

Quels ont été vos rôles pendant le festival ?

V : L'intitulé exact de notre mission était « accueil VIP et suivi logistique » ce qui impliquait d'accompagner les partcipants durant le festival : gérer les accréditations, aller chercher à la gare les VIP, les amener à l'hôtel ou au festival, leur donner des informations complémentaires, et veiller au bon déroulement général du festival.

Quels sont les auteurs qui vous ont le plus marqué cette année ?

A : Nous avons particulièrement apprécié la présence de nombreux artistes japonais, chinois et coréen ; beaucoup de mangaka ont été mis en lumière pour cette édition. Chaque année, un pavillon est dédié à un pays asiatique : c'est la Chine qui était à l'honneur pour 2015. Concernant les têtes d'affiche, on retrouvait notamment Jirô Taniguchi, très célèbre mangaka japonais, dont les œuvres faisaient l'objet d'une exposition retrospective.

V : Pour représenter la scène française, l'équipe d'Hero Corp était également présente pour des conférences et matchs d'improvisation. Il s'agit d'une série fantastique et humoristique française, adaptée par la suite en bande dessinée.

O : Il y avait beaucoup d'auteurs très célèbres de Comics, notamment avec une exposition rendant hommage à Jack Kirby, le « King of Comics ».

Comment les évènements tragiques survenus en janvier se sont inscrits dans la programmation du festival ?

V : Tout d'abord, il y a eu la mise en place d'un prix Charlie Hebdo, de la liberté d'expression, pour témoigner du dessin comme une éducation à l’image et apprendre à décrypter les images d’une façon universelle. D'autre part, les unes du journal étaient disséminées un peu partout dans la ville et une exposition lui était dédiée. Pour l'ouverture du festival, nous nous sommes réunis devant l'hôtel de ville, sur lequel deux grandes affiches étaient disposées de part et d'autre de la façade du bâtiment. L'une représentait le chat, mascotte du festival, brandissant une pancarte « Je suis Charlie » et l'autre comportant une bulle noire dans laquelle était inscrit le nom de toutes les victimes. Puis à midi pile, l'affiche du festival a été dévoilée, suivie d'un discours du maire d'Angoulême.

A : Les artistes se sentaient particulièrement concernés, ils essayaient tous d'inclure dans leur dédicace le message « Je suis Charlie ».

O: Dans la ville, beaucoup de manifestations en lien avec ces épisodes ont eu lieu indépendamment du festival. Tout le monde ou presque portait un badge « Je suis Charlie ».

Selon vous ; qu'est ce qui fait de ce festival un événement spécial et unique en son genre ?

V : En plus de conférences, la programmation offrait des concerts de dessin, des matchs d'improvisation ou encore des projections sur les murs des rues de la ville, faites par des écoles spécialisées dans l'image. On pouvait retrouver des petites expositions alternatives en dehors de la programmation du festival : c'est réellement un événement pluridisciplinaire autour du monde de la bande dessinée.

A : La ville est véritablement mobilisée lors du festival, tout le monde ne parle que de ça dans les trains, cafés, restaurants, …

Qu'avaient vous retenu de cette 42ème édition ?

V : Je n'ai jamais autant couru dans les rues d'Angoulême que pendant cette semaine !

A : C'était bien entendu une expérience géniale ; on a appris à gérer une organisation, la logistique d'un évènement, et nous avons eu beaucoup de responsabilités, ce qui nous ouvrent pleins de perspectives pour effectuer nos futurs stages.

O : En ce qui me concerne, j'ai pu gérer les rencontres internationales avec les grands auteur de Comics. Je devais me charger de leurs trajets et j'ai dû me confronter à leurs attachés de presse, ce qui m'a donné du fil à retordre !

V : Dans l'ensemble c'était réellement une expérience positive ; nous avons rencontré du monde, découvert des artistes que l'on ne connaissait pas, sympathisé avec des gens … L'ambiance était très conviviale et nous avons eu tout de même l'occasion de profiter un peu du festival entre deux missions.

Envisagez-vous le monde de la bande dessinée dans le cadre de votre activité professionnelle future ?

O : Je ne pense pas spécifiquement au milieu de la BD, mais dans le milieu littéraire pourquoi pas ! L’événementiel m'intéresse aussi ; cette expérience m'a permis d'avoir un aperçu de ce que pouvait représenter l'organisation d'un événement comme celui-ci.

A : Cette année, j'aimerai réaliser mon stage au sein de l'entreprise Square Enix à Paris, spécialisée dans les jeux vidéo et les manga. Très intéressée par l'univers Marvel, j'adorerai organiser des conventions dans ma vie professionnelle future, à New York par exemple !

V : Je pense me diriger vers les métiers du livre, j'avais pensé à effectuer mon stage à la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l'Image (CIBDI) d'Angoulême, en méditaion culturelle.

 

http://www.bdangouleme.com/

Mylee Carrère – ICART 2 Correspondante ICART Bordeaux

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